Newsletter Janvier 2020

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Surimono, littéralement «chose imprimée», désigne les estampes d’un nouveau genre apparues à la fin du XVIIIe siècle durant l’époque Edo (1). Ces œuvres, rares et précieuses, combinant dessins et poésie, étaient offertes à l’occasion du nouvel an et autres fêtes et commémorations, circulant notamment dans des cercles littéraires. Edmond de Goncourt évoque des « images n’ayant rien de similaire dans la gravure d’aucun peuple de la terre » et les décrit ainsi :

« Les sourimonos, les impressions moelleuses, où la couleur et le dessin semblent tendrement bus par la soie du papier japonais, et qui sont ces images à la tonalité si joliment adoucie, si artistement perdue, si délavée, de colorations pareilles aux nuages à peine teintés, que fait le barbotage d’un pinceau, chargé de couleur, dans l’eau d’un verre, ces images qui, par le soyeux du papier, la qualité des couleurs, le soin du tirage, et des rehauts d’or et d’argent, et encore par ce complément du gaufrage — obtenu, le croirait-on, par l’appuiement du coude nu de l’ouvrier sur le papier —… » (2).

C’est dans ces mots que Bail Art souhaite puiser la formulation de ses vœux à l’attention de vous tous, partenaires, clients, amis : que l’année 2020 vous soit légère et douce, colorée et fluide, et que l’Art puisse y contribuer !

@Clara Pagnussatt

(1) Le Musée Guimet avait présenté une belle collection lors de l’exposition Surimono meilleurs vœux du Japon, du 20 janvier au 4 avril 2016
(2) Edmond de Goncourt, Hokousaï : l’art japonais au XVIIIe siècle, 1896, éd. Charpentier et Fasquelle, p. 16-17
Photo @Clara Pagnussatt

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